Solabec

À propos des puits
de lumière...

Les puits de lumière sont depuis longtemps une bénédiction dans le contexte des multilogements à toit plat où il n'est pas possible de composer avec des ouvertures standard, rappelle André Gagné, directeur des services techniques de l'APCHQ. Dans les années 80, on a commencé à les intégrer aux toits en pente, comme ça se faisait en Europe. Erreur. Les plaintes liées aux problèmes de condensation et d'infiltration d'eau ont déferlé d'un bout à l'autre du Québec, question de climat. Partons du principe que la condensation qui se crée au niveau d'un puits de lumière, en hiver, est 10 fois pire que celle qui se produit dans les fenêtres parce que la chaleur de la maison, en s'élevant, occasionne une différence de température encore plus grande de part et d'autre du vitrage. Considérons également que la pauvre valeur isolante du vitrage (même du verre énergétique!) comparativement à celle de la toiture (R- 4 contre R-30 ou R-40) en fait un chemin privilégié pour que s'échappe la chaleur. La neige qui fond tout autour du puits de lumière se transforme un peu plus bas en barrages de glace qui favorisent les infiltrations d'eau. « Certaines recommandations d'installation très strictes émises par l'APCHQ permettent aujourd'hui un meilleur contrôle de la situation », souligne toutefois André Gagné, directeur des services techniques de cette association.

Le cas des puits de lumière tubulaires est différent « étant donné leur petit diamètre, qui n’entraîne pas de perte de chaleur plus importante qu’un évent de toiture », précise M. Gagné. Le second vitrage qu’ils comportent au niveau de la finition intérieure est également la solution mise de l’avant par l’APCHQ pour éliminer les problèmes de condensation des puits de lumière traditionnels. À défaut de dégager la vue sur le bleu du ciel, les puits de lumière tubulaires captent la lumière du jour pour la diffuser largement, et souvent à bonne distance, dans la pièce ciblée. Parmi ceux-ci, le Solatube, de Solabec, dont la technologie développée il y a une douzaine d’années a été raffinée en 2002, atteint une telle efficacité qu’en format de 14 po de diamètre, il réfléchit la lumière sur une distance de quelque 30 pieds sans perte de luminosité significative. Il baigne ainsi une salle familiale de 15 pi x 17 pi, aménagée au sous-sol, d’un éclairage aussi intense et aussi blanc que le ferait un puits de lumière traditionnel de 3 pi x 3 pi. « Il existe des produits qui s'apparentent au Solatube mais dont la luminosité est beaucoup moindre et la lumière jaunâtre », considère Yves Perrier, architecte.

André Bourassa, président de l’Ordre des architectes du Québec, pour qui « l’idée de percer un toit pour aller chercher de la luminosité devrait être une solution de dernier recours », préfère miser sur les hauts plafonds, les hautes fenêtres et les couleurs claires pour faire courir la lumière jusqu’au centre de la pièce. « Le meilleur usage que l’on puisse faire d’un puits de lumière, estime-t-il : en percer un avant-toit ou une longue galerie couverte pour éviter d’assombrir inutilement la maison! »

Équipée d’un Solatube de 14 pouces de diamètre, une salle familiale de 250 pi2 recueille une luminosité comparable à celle qu’elle tirerait d’un puits de lumière traditionnel de 3 pi x 3 pi qui la surplomberait directement.